CHAPITRE XII.
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fesseur de morale; Brasey, prêtre et professeur de théologie; Boc-card, ci-devant conseiller et versé dans le droit et la politique ;Féguely, ex-conseiller, distingué par l’étendue de ses connaissances ;Ignace Fontaine, ex-accusateur public, négociant; Laurent Moos-brugger, négociant; Hartmann , chapelier; Guisan , avocat, d’A-venches, résidant à Fribourg , comme secrétaire de l’administra-tion; Banneret, organiste, et Chassot, d’Orsonnens, chanoine.
Pour la place de directeur de l’école normale, le Conseil pro-posa les citoyens Girard/cordelier ; Marchand, cordelier; Genoud,cadet 1 . Il publia, sous la date du 12 Mars, une proclamation,qui fut fort goûtée par le ministre des sciences et des arts 2 , et oùl’on remarque les passages suivants : « Si les habitants de noscommunes eussent reçu dans les écoles primaires les connaissancesquon eût dû leur donner; si, dès l’enfance, on eut travaillé à dé-velopper leurs facultés, en les accoutumant à réfléchir et à donnerun noble essor à leurs talents, le commerce et l’agriculture fleuri-raient parmi nous, la mendicité serait inconnue, et nos ressourcesauraient triplé. »
» L’enseignement des dogmes religieux appartient de plein droitaux pasteurs. Le gouvernement ne fait que surveiller à ce qu’unfaux zèle, dont l’adroite malveillance aurait surpris la bonne foi,n’y immisce pas des choses qui seraient contraires à l’esprit public, >»
On voit que la nouvelle institution s’était imprégnée des idéesnouvelles, malgré sa composition hétérogène; car elle comptaitparmi ses membres, deux nobles, cinq prêtres, deux patriciens etdeux bourgeois. Aussi l’élément conservateur y eût-il prédominésans l’influence prépondérante de deux membres du clergé, véri-tables amis du progrès, le chanoine Fontaine et Girard, cordelier.Le secrétaire, Léon Pettola était aussi un homme distingué parses talents et son patriotisme.
Il eût été difficile, pour ne pas dire impossible, de composer
* I.ettre de Janvier 1799. — 2 Lettre du 16 Avril 1799.