DE ZÜRICH.
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" ^ em pereur, au lieu de cinq mille il en avoit en-“ voye plus de quarante milie ; que cette armee
* s et °it emparee des etats germaniques ; qu’ä peineK le dauphin avoit-il humilie l’arrogance des Suisses,
* il etoit entre avec eux en negociation; que sonÄ armee retournee en pays amis, les ruinoit par des" requisitions exorbitantes ; que Pempereur ayant
* religieusement observe les traites, il en exigeoit« egalement l’observation de la part du roi; qu’enfin« pour se garantir de plus grands malheurs, l’empe-« reur se reuniroit aux electeurs et aux autres etats de« l’empire ; que pendant la negociation pour le eorps« auxiliaire, il avoit ete question d’un mariage , niais«que l’Autriche n’etoit point en usage de livrer la«dot avant que le mariage fut consomme. ■» Lesprinces de l’einpire ecrases par la puissance de laFrance, et prevoyant de plus grands malheurs , sereunirent pour leur commune defense: pour general-en clief, ilsnommerentavec un pouvoir tres etendul’electeur palatin; les contingents des etats furenttenus prets ä marclier: on s’arrangea pour l’entrc-tien de l’armee.
Le dauphin par differents moyens avoit cliercheä gagner les princes allemands et ä les detacher del’empereur, sans y reussir; mais l’armee francoise co n-tinua de vivre a discretion dans 1 Alsace. Le dauphinproposa aux confederes une negociation qu ils ac-cepterent avec empressement. Le duc de Bourgognes’interessoit pour la Suisse, il desiroit qu eile futindependante de la France et de l’Autriche; mais