INTRODUCTION.
XV
• temps après, il est arrêté, condamné à mort, et sa tête est plan-tée sur une pique à la limite du Ilasli et de l’Unterwald . C’estainsi que les Bernois propagent les bons principes de religioncl punissent ceux qui ne veulent pas se rallier à la bonne cause.Dans l’ardeur de leur zèle, ils ne se contentent même pas desconversions qu’ils opèrent au sein de leurs domaines, ils veu-lent rendre le même service aux cantons voisins. Ils envahissentle pays de Vaud , dépouillent ses églises, et rapportent à Berne les tentures, les vases sacrés, les tableaux et les autres orne-ments de la cathédrale de Lausanne .
Les dissensions produites en Suisse par les dogmes de laréforme n’ont, en réalité, jamais été complètement éteintes.En diverses circonstances on les a vues renaître. Elles se sontmanifestées de différentes façons dans les conseils de la diète, etenfin, en 1847, elles ont enfanté la guerre du Sonderbund.
Le courage que les Suisses avaient déployé dans leursguerres d’émancipation inspira aux souverains étrangers le dé-sir d’attacher à leur service de si vaillants soldats. De l’an-née 1452 date le premier traité de nos rois avec la confédé-ration helvétique. Dix ans après, dans la guerre du Bien pu-blic, on remarquait, parmi les troupes de Charles VII , deuxcompagnies de Suisses armés de piques de dix-huit pieds delongueur. En 1516, François I er signait un nouveau traité, parlequel il s’engageait à payer aux Suisses quatre cent mille écuspourl’expédition de Dijon , troiscentmillepour l’expédition d’Ita lie , dans le cas où on lui restituerait une partie des bailliages ita-liens cédés par Maximilien Sforza . Déplus, il promettait à chaquecanton un subside annuel de trotë mille livres, et garantissait aux