CHAPITRE SEPTIEME
La forlune cl le voyageur malade. — Les bains do Louèclie. — Les échelles d’Albinen . —La Gemmi. — Kanderslcg. — L’auberge de Schwerbacli. — Le lac de Thun. — Lechâteau de M. Rougemont. — L’hotcl Bcllovue. — Le musée Wald. — Le bateau à va-peur. — Neuhaus. — Interlakcn. — Bricnz. — Le Faullioru — Exploitation de la na-ture. — Poésie de l’Obcrland.
Que de fois nous sommes injustes envers ia fortune, ou, pourparler plus chrétiennement, envers la Providence! Nous nousplaignons des chagrins dont nulle vie humaine n’est affranchie,et pour peu qu’une de nos peines s’aggrave ou se prolonge, noussommes très-portés à croire que personne n’a souffert autant quenous.
Dans l’égoïsme de notre douleur nous oublions cette sévèresentence de la Bible :
Militia est vita hominis super terrain, et sicut dies mercenarudies ejus,
et cette autre parole de Job :
Homo natus de muliere, brem vivons tempore, rcpktur multismiseriis.
Si nous voyons des visages épanouis en une heure de gaieté,nous ne songeons pas que des larmes amères les ont déjà sillonnés