CHAPITRE SIXIÈME
Lu vallée du lllione. — Les débordements du lleuve. — Origine de suu nom. — Les dé-sastres. — Les goitreux. — Le visage de l'homme. — La lèpre d’Islande . — Les cré-tins. — Hospices des crétins. — Caractère des Valaisans. — Productions du pays. —Aspect pittoresque. — Maisons éparses. — Habitudes paisibles. — Chemin de fer . —Les Diablerets. — La légende d’une catastrophe. — Sion . — Mathieu Schirner. — L’é-vêché de Sion . — Le catholicisme du canton.
Entre la chaîne des Alpes bernoises et celle des Alpes pennines dont les Celtes avaient consacré les sommets à une de leurs ido-les, se déroule une vallée qui, des gorges de la Furca, descendgraduellement jusqu’au lac de Genève. C’est la vallée du Rhône.C’est le Valais , ou du moins la partie essentielle du Valais . D’uuedes hauteurs qui la dominent, elle est belle et riante à voir, cettevallée, mais, comme tant d’autres belles choses de ce monde, ellen’est point ce qu’elle paraît être à une certaine distance.
Quand on l’examine de plus près, on y remarque de larges es-paces de terrains incultes et des marécages produits par des eauxstagnantes d’où s’exhalent des miasmes pestilentiels. Ce n’est pastout. Le Rhône , enfanté par d’éternels glaciers et gonflé par destorrents, le Rhône qui traverse cette vallée, n’est point une deces douces rivières qui arrosent paisiblement, qui égayent sanscesse et fécondent les lieux qu’elles sillonnent.
R y a longtemps que les poètes latins décrivaient en des vers