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Tome second.
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EN FRANCE.

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gouvernement obtint, par un article du traité de Bâle,le droit d’importer quatre mille mérinos choisis dansles plus belles cavagnes de l’Espagne. M. de Lessert sechargea de faire cette importation. La guerre sur-venue bientôt entre les deux royaumes permit de tirerencore d’Espagne de nombreuses importations, aunombre desquelles les plus remarquables ont été cellesdu duc de Montebello, du général Solignac, et cellequ’on a vue à Malmaison, et dont une portion futremise à M. de Vitrolles. Dans ce nombre enfin s’esttrouvée une petite traite faite par M. Fonce de Niort,laquelle, acquise par MM. Girod et conduite à Naz, yest devenue, par les soins les mieux entendus, lasouche de ce troupeau célèbre.

Cette guerre faisait en même temps renchérir leslaines, en sorte que celles du cru de France se ven-daient à des prix élevés, en dépit des mauvaises rai-sons que prodiguaient alors les fabricants pour prou-ver qu’elles ne valaient rien. Ces toisons, dont on ob-tenait de 5 à 6 fr. le kilo, donnèrent une haute valeurà l’animal qui les produisait, et l’on vit, pour la pre-mière fois en France, des capitaux se placer en amé-liorations agricoles et des spéculateurs avancer desfonds aux fermiers et associer leurs espérances auxbénéfices que devaient donner les troupeaux acquis parces capitaux.

Le plus remarquable de ces bénéfices est provenud’une vente de 300 mérinos faite au prince d’Es-terhazi, pour le prix énorme de 240 mille francs, et àlaquelle nous avions nous-même fourni un contin-gent. Cependant le meilleur jeu dans cette entreprisea été celui des joueurs à la baisse : car il était évidentII, 4