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Tome second.
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DES ANIMAUX DOMESTIQUES

que dans de telles circonstances, la propagation destroupeaux à laine fine, soit purs, soit métis, devaitavoir lieu sur des échelles immenses, et qu’après avoiratteint à peu près le point de saturation, la hausse desprix devait tomber avec la fin du monopole.

C’est aussi ce qui est arrivé. Les laines offertes au-jourd’hui de toutes parts se sont réglées sur le prixmoyen du revient de leur production, comme sur ce-lui de leur part dans la production des tissus, et lesanimaux sont retombés à leur valeur intrinsèque etagricole. 11 ne peut plus y avoir de monopole que pourle petit nombre de ceux qui, par des soins minutieuxet constants, sont parvenus à conserver dans leurstroupeaux des types supérieurs de formes ou de fi-nesse, à l’aide desquels ils ont acquis le privilège defournir les étalons et les brebis dont on a besoin pourremonter les troupeaux qu’on a laissé dégénérer.

Mais il n’est pas moins résulté de ce mouvement unbénéfice immense pour l’agriculturede la France dansla conquête qu’elle a su faire de cette nouvelle pro-duction. Ce bénéfice se divise en plusieurs branchesqu’il faut savoir apprécier.

fl s’est concentré, sans doute, principalement dansla grande plaine qui s’étend de la Loire à la mer duNord, parce que c’est essentiellement dans cette ré-gion que domine la grande culture, etquelà, par con-séquent, se trouvent les conditions nécessaires à l’éta-blissement des grands troupeaux : c’est-à-dire lesvastes superficies, les grands capitaux et les marchésoù se vendent, soit les laines, soit les animaux en-graissés.

En effet, l’industrie des laines fines ne pouvait s’éta-