DES AMM AUX DOMESTIQUES
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au contraire à désassortir les laines et les animaux,parce qu’elles se sont rapprochées au hasard de tousles types inférieurs.
La plupart des éleveurs de troupeaux, loin de s’oc-cuper à pourvoir à ce que leur nourriture fût à peuprès la même en toutes saisons, les ont laissés tantôtse repaître surabondamment, et tantôt jeûner; diffé-rence dont l’action détériore promptement l’égalitéet la finesse du brin de laine.
11 est arrivé de ces diverses circonstances que lesfabricants, devenus plus justes appréciateurs des lai-nes indigènes et rendus plus difficiles par leur abon-dance, n’ont pas trouvé à former dans les troupeauxde France des piles assorties et propres à servir àleurs divers genres de fabrication. Ces piles n’ont pus’obtenir que par le triage qu’ils étaient obligés defaire dans une multitude de toisons. Opération fati-gante pour les fabricants, en ce qu’elle les charge demasses de laines impropres à leur genre de travail etqu’ils sont obligés de replacer comme ils le peuvent.
Cet inconvénient est devenu d'autant plus saillantpour les manufacturiers, qu’ils ont trouvé de tels as-sortiments dans les laines fines que l’Allemagne leura offertes sous le nom de laines de Saxe.
Que s’était-il en effet passé en Allemagne pendantla période de cette industrie dont nous venons detracer l’histoire?
Les gouvernements et les grands propriétaires deces pays de grande culture avaient aussi importé desmérinos soit d’Espagne, soit de France. Ces animauxplacés sur les vastes et fertiles pâturages d’un pays