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DES ANIMAUX DOMESTIQUES
humain, dont le mérite est au moins de contribuer aubonheur de celui qui vit sous son influence.
11 faut se dire toutefois que la marche suivie aujour-d’hui par la propriété, en France, est éminemmentcontraire à l’établissement des troupeaux à laine fine.Ces troupeaux demandent à jouir de vastes parcourset à être gouvernés par un berger capable. Ces deuxconditions demandent de la grande culture et des pro-priétés étendues. Or, les mœurs, aussi bien que la lé-gislation du pays, tendent de plus en plus à en morce-ler l’exploitation, ainsi que nous l’avons vu au début decet ouvrage ; et là même où les grands capitaux défen-dent encore la grande propriété, elle tend à se convertiren bois ou à s’affermer à la parcelle. C’est donc dansles mauvais pays que l’on trouverait le mieux à placerdes troupeaux superfins d’une taille proportionnée àla pauvreté du sol ; car, là, il existe encore beaucoupde vaines pâtures, et il n’est pas rare qu’on y laisse seprolonger la jachère pendant plusieurs années, pourrendre, par ce repos, à la terre, la dose de féconditédont elle a besoin pour reproduire des céréales. Enajoutant à ces parcours des aliments d’hiver à l’aidede racines et de prairies artificielles, on créerait unevaleur territoriale dans des pays qui n’en ont pas;mais ces pays sont ceux où l’exploitation des terresn’est confiée qu’à des métayers trop ignorants poursavoir qu’il existe d’autres moutons que les chétifsanimaux qu’ils possèdent, ou trop pauvres pour s’enprocurer sans le secours du propriétaire.
Le fermier général, dont ces malheureux dépendent,ne sacrifierait pas 3 francs pour une telle amélioration ;