EN FRANCE.
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et Je propriétaire, qui n’a jamais été dans sa terre,faute d’un chemin pour y arriver, se contente d’at-tendre avec quelque impatience l’arrivée du grouped’argent que son fermier général doit lui expédierpar la diligence, à l’échéance des termes de son fer-mage.
Dans de telles conditions agricoles, il faut attendre,pour essayer l’amélioration, que les circonstancesviennent à les changer. C’est, il est vrai, ce que prédi-sent la marche des choses et l’accroissement perpétuelde la population et des capitaux qui finiront par s’em-parer des terres situées à quarante lieues de Paris, etqu’on offrait dernièrement encore à des prix peuélevés.
Après avoir épuisé le champ des spéculations aux-quelles les mérinos avaient donné lieu, de nouveauxagronomes s’étaient proposé d’essayer d’une racetoute différente en important le type des hêtes an-glaises à longue laine. Ces essais avaient redonnéquelque mouvement à l’industrie des bêtes à laine,mais ils n’ont pas produit de grands résultats, parceque les animaux de New-Leicester sont habitués à unclimat, aune nature et à un régime entièrement op-posés à ce que la France pouvait leur offrir, si ce n’estdans les herbages de la Basse-Normandie,qui se trou-vent déjà occupés par des bœufs.
Il devait donc arriver qu’en dépaysant cette race,on la laisserait en souffrance et qu’elle ne devait faireque décliner. Or, rien ne donne d’aussi mauvais ré-sultats qu’une race qui dépérit, parce que tout chezelle s’altère à la fois, et le succès qu’ont eu les mérinosa tenu au contraire à ce que les pâturages qu’ils lais-