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DES ANIMAUX DOMESTIQUES
saient au-delà des Pyrénées n’équivalaient pas à ceuxqu’ils ont trouvés en France.
On a essayé d’y importer aussi des bêtes à laine dela race des dunes si prisée par les gastronomes anglais;mais, sous le rapport du lainage et de la taille, lesSouthdowns ne sont que des métis grossiers et peuchargés de laine, et sous celui de la chair, les gastro-nomes français ne sont pas tellement avides de celledu mouton, qu’ils consentent à lui donner une prime.Au surplus, ils pourraient en faire venir de Provencequi, pour les formes et la qualité, ne le cèdent enrien à ceux qui pâturent sur les dunes de l’Angleterre.
Nous avons dit ailleurs que la vache était l’animaldomestique de la petite culture et de la petite pro-priété ; peut-être certaines races de moutons pour-raient-elles la remplacer. Il existe en Piémont, dans laprovince de Lomelline et dans la vallée de Bielle, unerace d’origine africaine, d’une taille supérieure à cellede toutes les espèces anglaises, à reins larges et droits,à hanches ouvertes, à tête busquée et oreilles tom-bantes^ laquelle toute nourriture est bonne, puisqueelle pâture dans les rizières, après l’enlèvement de larécolte ; iace qui produit toujours deux agneaux, etdont l’abondance du lait est telle chez les mères,qu’après avoir engraissé ces agneaux, elles fournissentpendant plusieurs mois le lait du ménage.
Le lainage de cette race est grossier; il ne produitguère que de la laine à matelas. Mais elle s’encadre-rait merveilleusement dans la petite culture où elleremplirait l’office de la vache avec un profit très supé-rieur. Nous avons été toujours surpris qu’aucun agro-nome ne l’ait préconisée et ne s’en soit procuré, car