EN FRANCE.
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rien n’est si facile, et son prix équivaut à celui desmoutons les plus communs des grandes races de laFrance. Nous nous estimerions heureux si nous pou-vions diriger sur une telle importation l’attention dequelques-uns d’entre eux.
La France est donc pauvre en chevaux, plus pauvreencore peut-être en bêtes àcornes, mais elle est presqueriche en bêtes à laine. Car toute la région méridionaleest abondamment peuplée d’unebelleracedemoutonscommuns. Elle en a de tels encore dans la Beauce, leBerry et la Picardie, et de plus elle a fait la conquêtede la race mérine, dont les nombreux croisements ontamélioré de proche en proche une foule de troupeauxauparavant chétifs et grossiers.
Cette race est sortie du domaine de l’agronomie ets’est répandue chez la généralité des cultivateurs ; ensorte que la race est maintenant indigène pour leroyaume ; mais elle l’est devenue, grâce à ce qu’on aimprovisé pour elle un système de soins et d’alimen-tation qu’on ne pratiquait guère, et qui est aujour-d’hui devenu usuel.
C’est en cela surtout que les périodes de l’introduc-tion et de la multiplication des mérinos ont été pré-cieuses pour l’agriculture de la F rance ; elles ont servide mobile à son amélioration, parce qu’elles en ontété le point de départ et le motif déterminant. On n’apas craint de semer de la luzerne lorsqu’elle a dû ser-vir à la nourriture d’animaux aussi précieux; on n’apas craint de préparer pour eux des betteraves et despommes de terre et de les faire suivre par du trèfle.On n’en aurait vraisemblablement pas fait autant sices fourrages n’avaient dû servir qu’à la nourriture