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Tome second.
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DES ANIMAUX DOMESTIQUES

d’animaux vulgaires ; tandis qu’on voit maintenantles campagnes de l’Orléanais, de l’Ile de France etde la Picardie se couvrir de riches récoltes de lu-zerne et de trèfle. L’usage de ces cultures estadopté et ne cédera plus de terrain ; par là, la Franceest entrée dans un système progressif d’améliorations,dont le terme est indéfini etdont l’arrivée des mérinosa été l’origine.

CHAPITRE IV.

Des races de porcs.

Parmi les animaux domestiques, le porc est le plusnécessaire à la consommation du peuple , et nommé-ment de celui des campagnes. La raison en est quele porc donne avec sa chair la graisse qui sert à rac-commodage ; mais il est surtout précieux en ce qu’aumoyen de la salaison, il fournit pour toute l’annéeun approvisionnement à la portée des moindres mé-nages et qu’on se procure indépendamment des bou-cheries , là où la population est trop faible pour pou-voir consommer dans un temps donné la quantité quefournit l’abattage d’un bœuf.

Le porc est enfin celui des animaux domestiquesqui paie le mieux sa consommation, parce qu’il est leplus fécond et celui dont la croissance est la plusprompte. Il est bon à abattre dès l’age de 15 à 18mois. A deux ans, il a atteint son plus grand poids.

Le porc est d’ailleurs commode à nourrir en ce qu’ilest omnivore, et que de l’herbe à la chair, il absorbe