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Tome second.
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DESCRIPTION AGRICOLE

primer ainsi. Car vastes ou reserrées, qu’elles appar-tiennent à un fleuve ou à un ruisseau, les vallées sonttoujours le résultat des alluvions que les courants ontdéposées, après les avoir enlevées des points supé-rieurs du pays. Ces points, soit qu’ils appartiennentà des montagnes ou seulement à des plateaux, sonttoujours plus ou moins stériles en comparaison desbassins.

Les courants fluviatiles sont généralement propor-tionnés à l’élévation et au volume des monts où ilsprennent leur source. Ainsi les courants qui provien-nent des Alpes et des Pyrénées ont plus de puissanceque ceux qui s’écoulent des Vosges, du Jura, oudes plateaux de la Bourgogne et du grand massif mon-tagneux du centre du royaume.

Ces courants se comportent aussi différemmentdans leur écoulement, en raison de la hauteur de leurchute.

Ceux que les Alpes versent dans le grand bassinque s’est ouvert le Rhône, ont creusé profondémentleur lit en dévastant leurs rives, et n’ont commencéle dépôt de leurs alluvions qu’au point ou le niveaude la mer s’est opposé à leur violence. Le fond de leurlit s’est graduellement élevé par les dépôts qui s’ysont entassés, et les débordements qui en sont résul-tés ont formé le delta des Bouches-du-Rhône, deltaqui s’agrandit chaque année aux dépens de la mer.Il en est de même du Rhin et des effluves que versentles Pyrénées, quoique avec des conditions et des résul-tats différents : parce que la nature des pays que cescourants ont à traverser présente des formes et oc-casionne des accidents différents.