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Tome second.
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DESCRIPTION AGRICOLE

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tes qualités de sol ; nous comprenons dans la catégoriedes terres activement cultivées celles qui forment lesdeux premières classes de chaque commune, c’est-à-dire celles qui, dans le territoire de chacune, sont re-lativement les meilleures.

Or, à l’exception de quelques localités argilo-sili-ceuses telles qu’il s’en trouve en Sologne et dans ledépartement de l’Ain, il n’y a pas de commune quine possède, au voisinage tout au moins des habita-tions, quelques petits vallons, quelques veines de terreoù il s’est déposé plùs d’humus, de celles enfin qu’on afécondées en y portant une plus forte dose d’engrais.Nous en avons vu de telles aux alentours des plus ché-tifs villages du Rouergue, de la Marche, de la Lor-raine et des montagnes de la Bourgogne. Ces terresne reposent jamais; à une récolte de légumes ou dechanvre en succède une de céréales que suit àson tourle trèfle ou l’avoine ; souvent l’orge y précède le blé,tant il y a d’ignorance et d’irréflexion dans les procé-dés de l’agronomie, mais il n’y en a pas moins récolteset produits, parce que toutes les fautes se font auxdépens d’un sol riche et amendé. Malheureusementces fautes ont lieu de même pour ceux qui ne sont nil’un ni l’autre, et la généralité des cultivateurs n’a pasencore compris que ce sont précisément les sols lesplus maigres, c’est-à-dire les plus dépourvus d’humus,qui en réclament davantage; et comme ces terres sontcelles qui, d’après leurs dispositions naturelles, pro-duisent le moins de matières pour faire de l’humus,on les laisse s’en passer, et on continue à parcourir lecercle vicieux dans lequel les cultivateurs s’étaientprimitivement placés, et dans lequel ils restent par