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Tome second.
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1 34 AMÉLIORATIONS RURALES APPLICABLES

dans la commune. L’étendue des fermages est ainsiréduite à la moyenne de 15 jusqu’à 30 hectares. Il enest peu qui outrepassent ces limites.

La raison en est qu’une telle superficie, où la jachèreest inconnue, où la succession et la variété des récol-tes occupent sans relâche les cultivateurs, où les soinsqu’ils donnent à chacune de ces récoltes sont aussiminutieux qu’infinis, qu’une telle superficie suffit pourabsorber les forces exploitantes d’un fermier. Ce fer-mier récolte d’ailleurs sur cette superficie le doubleau moins de ce que recueille celui des bonnes terressoumises à l’assolement triennal de l’Ile de France;et cette quantité double ne se compose pas seulementde blé et d’avoine, mais aussi de trèfles, de racines detoutes espèces, de plantes oléagineuses, tinctoriales,textiles, enfin d’un nombreux bétail. Aussi les meil-leurs sols arables de la Brie se louent-ils au plus à100 fr. l’hectare, tandis que le fermier en donne 200des belles terres du Lillois.

Sans doute que la nature de ces terres est d’unegrande fécondité; mais ce n’est pas à cette féconditéseule qu’il faut faire honneur de l’abondance de leursrécoltes ; c’est aussi à l’abondance des engrais, à labelle et profonde exécution des travaux, c’est enfin àl’intelligence des assolements. Et il y a telle terredans la Normandie, la Picardie et File de France, qui,cultivée par un fermier flamand, Unirait par atteindreaux produits que donnent celles du département duNord. Cet essai ne serait pas difficile à tenter, et iln’est pas cependant venu à notre connaissance qu’ilFait été par aucun des grands propriétaires des con-trées que nous venons de nommer, depuis plus d’un