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Tome second.
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A l’agriculture DE LA FRANCE.

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siècle et demi que le département du Nord fait partiedu royaume ; tant ces propriétaires sont avisés surleurs intérêts bien entendus !

A l’ouest de la région dont nous nous occupons icise trouvent les trois départements du Calvados, del’Orne et de la Manche, où sont compris les pays d’her-bages. Ils en occupent les vallées, tandis que les colli-nes sont demeurées en terres arables, et quelques-unesde leurs sommités en forêts. Ces contrées dépendenten très majeure partie de la grande propriété; car toutl’invitait à s’en emparer et à s’y maintenir : la super-ficie spacieuse, la facilité de l’exploitation et la prompterentrée des termes du fermage. La culture, d’ailleurs,occupant peu de bras dans ces localités, la popula-tion rurale s’y est adonnée à la pratique d’industries,qu’elle n’abandonne qu’aux temps pressants des ré-coltes et des grands travaux champêtres.

Ces travaux se bornent pour les herbages, à étendreau printemps, sur leur superficie, les amas de terreque les taupes ont soulevés dans l’hiver sur la surfacedes prés, à tondre périodiquement les haies d’aunesqui divisent les enclos, et à faucher le foin de ceuxde ces enclos qu’on réserve tour à tour pour y recueil-lir la provision d’hiver des chevaux dont la culturea besoin ou que les élèves consomment. Le surplus enest abondonné au parcours des bœufs, des vaches etdes poulains.

La science agricole reste muette devant une écono-mie dont le sol et le climat font seuls les frais. Elletraverse en silence ces enclos où la verdure sombredes herbes et du feuillage dénotent la vigueur d’unevégétation qui nourrit sans efforts une immense cuL-