138 AMÉLIORATIONS RURALES APPLICABLES
Cet ensemble présente un point de vue riant et varié,qui dès longtemps y a fait choisir le site d’un plus grandnombre de châteaux, de parcs et d’avenues, qu’onn’est habitué à en rencontrer lorsqu’on parcourt lescampagnes de la France. La culture de cette contréeest l’une de celles qui y est le plus en progrès; et bienqu’on y trouve des landes et des ajoncs, il est permisde conjecturer qu’on les verra peu à peu disparaître,parce que les conditions agricoles dans lesquelles cepays est entré font un appel à son amélioration.
Le surplus de cette région, dans lequel sont com-pris la Haute-Normandie, la Picardie, l’IIe de France,l’Orléanais et une lisière de la Champagne, offre peude variété dans sa nature agricole. Cette vaste en-ceinte appartient presque en totalité à la grande cul-ture; on ne peut en excepter que le peu de vignoblesqui s’y trouve, les pourtours des villages et quelquespoints où la petite culture a suivi la petite propriété.
Ce n’est pas toutefois que la grande culture y soitl’attribut exclusif de la grande propriété ; car celle-cin’en occupe nécessairement qu’une portion que nousne saurions évaluer à plus de 3 millions d’hectaressur les 7 ou 8 millions que cette région prend sur lasuperficie totale du royaume. Ce calcul supposed’ailleurs que sur les 5 millions et demi d’hecta-res qui restent affectés à cette grande propriété, unpeu plus de la moitié aurait son siège dans cette seulerégion. Nous sommes au reste porté à le croire. Dansla partie de cette région que nous venons de désigner,on peut admettre que la grande propriété occupe lesdeux cinquièmes; que deux autres cinquièmes sontdévolus à la moyenne, et que la petite n’en possède