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Tome second.
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a l’agriculture de la France. 139

que le dernier cinquième. Il est vrai que les deux cin-quièmes appartenant à la grande propriété contien-nent en même temps tout le sol forestier que cettecontrée renferme; mais la moyenne propriété se cul-tivant ici d’après le système de la grande culture, onpeut la regarder comme étant dominante dans toutel’étendue du cadre que nous lui avons tracé; d’autantplus qu’une portion de la petite s’y cultive d’après lemême système, c’est-à-dire que les céréales sont lebut de cette culture, et qu’elles y figurent comme ladenrée vendable autour de laquelle pivote l’ordreadopté dans le régime agricole du pays.

En premier lieu ce pays est, par sa nature, disposépour les cultures céréales; en second lieu, il est chargéd’en approvisionner une capitale qui, avec sa ban-lieue, renferme une population de plus d’un millionde consommateurs et qui occupe à peu près son pointcentral. Ces deux causes ont dû déterminer l’espècede culture qui s’est établie depuis longtemps danscette contrée; elles doivent l’v maintenir, mais avecles modifications que les circonstances et le temps ap-portent à toutes choses. Ainsi, il est évident que lesaméliorations introduites depuis un demi-siècle dansl’art du cultivateur ont essentiellement porté sur lespréparations données à la culture des céréales. Lapreuve matérielle en est dans les mercuriales qui dé-montrent que leur prix est loin de s’être élevé danscet intervalle; tandis que les consommateurs ont aug-menté de plus d’un cinquième. La preuve morale enserait, dans ce que cettecufture étant dominante, c’estvers elle qu’a dû se porter le premier mouvementdes améliorateurs,