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A l’agriculture DE LA FRANCE.
D’ailleurs, il faut convenir que la vue de ce richepays est dépourvue des traits qui les rendent pitto-resques et célèbres parmi les voyageurs ; car ils leparcourent sur de vastes routes alignées et désertes ;parce qu’aucunes chaumières ne les bordent et qu’ilfaut cheminer longtemps avant d’arriver au villagedont dépendent les champs qu’on vient de traverser.
Il est résulté de l’accumulation des populations surun seul point de la commune, que la moitié au moinsde son territoire ne contient que des pièces éloignéesde leurs propriétaires et dont la culture est nécessai-rement négligée par eux. Cette culture est non-seule-ment négligée, mais il n’y a, d’après cet arrangement,qu’une infiniment petite partie de la superficie de lacommune à laquelle il soit permis de participer àcette fertilisation naturelle que produisentlevoisinageet les émanations provenant du domicile rustique del’homme et des animaux; fertilisation dont un culti-vateur suisse ne consentirait jamais à priver son do-maine, en faveur de l’agrément social qu’il procure-rait à sa femme en la plaçant à portée de causer sansrelâche avec sa voisine.
Mais il faut prendre l’homme avec ses mœurs etreconnaître que l’aspect qui en résulte pour ces richescampagnes sans enclos, sans vergers et sans ombra-ges , est monotone et dépourvu de cette animationqu’il n’appartient qu’à l’homme de répandre dans leschamps; car pour leur imprimer un caractère d’inté-rêt pittoresque, il ne suffit pas de rencontrer de loinen loin sur les guérets un troupeau de mérinos harcelépar des chiens galopant pour le défendre sur la li-