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Tome second.
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148 AMÉLIORATIONS RURALES APPLICABLES

tierce qui lui était destinée. Puis commençait le défri-chement de celle où l’on avait recueilli l’avoine de lasaison précédente, et qui, dans l’automne suivant,devait recevoir la semence du froment, après un triplelabour et sur l’engrais provenant des écuries et duparcage.

On peut juger, d’après ces séries d’opérations, qu’iln’y en avait pas de simultanées, en sorte qu’il suffisaità l’exploitation d’avoir un train de charrue montéd’après sa superficie, et qui pourvoyait dans les inter-valles des récoltes aux labours, ainsi qu’aux diverstransports que l’exploitation nécessitait. Il suffisaitencore de se pourvoir d’ouvriers étrangers pour letemps seul des moissons et pour le battage en grange.Enfin, il n’y avait aucune perte à subir pour la pro-duction des fumiers, attendu qu’ils provenaient, soitdes animaux qu’il était indispensable d’entretenirpour le service de la ferme, soit des bêtes à laine qu’unseul pâtre avec son chien suffisait à conduire, et qui,sans autre débours, convertissaient en engrais lesmenues herbes perdues que la saison faisait pousserspontanément sur les jachères et les chaumes. Ainsi ,après s’être rendu compte de l’assolement triennal, ilfaut convenir que nul ne pouvait produire des céréalesà un revient moins élevé, pourvu qu’il fût appliqué àun sol et à un climat favorablement disposés pourleur production.

Le prix du fermage des terres s’était naturellementétabli sur le profit moyen qu’un fermier pouvait enobtenir, d’après ce système d’exploitation et d’aprèsle cours moyen des céréales. Il se réservait les béné-fices qu’il pouvait obtenir, soit sur les prix supérieurs