150 AMÉLIORATIONS RURALES APPLICABLES
même cours se poursuivre sur les terres arables de laferme.
Plus tard encore est arrivée la culture des plantesoléagineuses. Confinées autrefois dans le seul départe-ment du Nord, ces plantes se sont répandues au loinen raison des besoins nouveaux d’une population quia voulu que les rues des bourgs et même des villagesfussent éclairées durant la nuit, et qui a substitué, enoutre, partout l’usage des lampes à celui de tout autremode d’éclairage. Ces habitudes nouvelles ont accru,dans une proportion inattendue, la consommation del’huile. La culture de l’olivier, ni celle du noyer, n’au-raient pu se prêter à une aussi rapide extension ; celledes plantes annuelles a pu seule y pourvoir, et ce n’estencore qu’auxdépensdelajachèrequ’onapu faire à leurcul turelaplace qu’elles réclamaient si impérieusement.
Après les plantes oléagineuses, sont venues les bet-teraves à sucre, pour le service desquelles il a fallubouleverser tout l’assolement triennal, parce que leurculture a dû s’emparer presque exclusivement des solsqui lui étaient propices et se trouvaient dans le voisi-nage des lieux où les sucreries s’établissaient. Elles sesont emparées des départementsdu Nord et du Pas-de-Calais, d’une partie de celui de l’Aisne, et se rappro-chent aujourd’hui de Paris par une anomalie dont ellespâtiront ; car les frais de transport du sucre sont loin devaloir la différence entre le loyer des terreset les frais demain-d’œuvre qu’il en coûte pour obtenir auprès de lacapitale ce qu’on peut produire tout aussi bien ail-leurs.
Enfin la culture du trèfle s’est avancée du nord aumidi, et se trouve aujourd’hui en concurrence avec