A L'AGRICULTURE DE LA FRANCE.
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celle de la luzerne dans la Picardie, dans une portionde la Normandie et dans le département de la Sarthe.Elle y est cultivée, non-seulement à cause du fourragequ'on obtient de cette plante, mais aussi en raison desa graine dont il se vend en Angleterre des cargaisonsentières.
11 est résulté de l’adoption d’autant de cultures nou-velles une grande altération dans l’ancien cours trien-nal. Ces changements nesesont opérés que peu à peu,sans plan arrêté et sans méthode suivie. Il n’en estdonc pas résulté un système nouveau ni completd’agriculture qu’on aurait substitué de toutes piècesau système précédent. Mais ce dernier système a subide grandes anomalies, bien que ses bases n’aient pasété déplacées et qu’on en reconnaisse encore les rudi-ments.
L’agriculture de cette région est donc, comme pres-que tout en France, dans un état de transition qu’ilfaut se hâter de saisir, bienqu’il soitdifficile d’y parve-nir ; parce qu’il flotte entre les points de départ etd’arrivée des deux systèmes contraires.
Un trait de l’économie rurale de cette région, quidoit avoir une grande influence sur le régime agricolequ’on y adoptera, tient à la tendance qui s’y manifesteaujourd’hui de remplacer les grandes fermes par desfermages parcellaires, dans le but d’accroître de 10 à12 pour 100 le revenu de ces fermes. C’est un résul-tat qui pourrait surprendre, si l’on ne savait que lesgrands fermiers sont obligés de monter des atelierscomplets, destinés à pourvoir à l’ensemble d’une ex-ploitation qui met de vastes constructions à la chargedu propriétaire ; tandis que le fermier parcellaire est