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Tome second.
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A l’agriculture DE LA FRANCE. ibZ

des grands fermages, auxquels ils avaient attribué unevertu que, pour notre part, nous avons toujours répu-gné à reconnaître.

Il est ainsi probable que non-seulement la propriélétend à se subdiviser dans le royaume, mais encore queles possessions appartenant à la grande culture passe-ront successivement à la moyenne et même à la petiteculture, car du moment où le fermage parcellairepaiera plus cher que le grand fermier, les pièces qu’ilprendra à bail, les propriétaires ne résisteront pas àun tel appât, et à chaque fin d’un grand bail on verrales cultivateurs du pays s’emparer de l’exploitation,en offrant une prime au possesseur.

Cette disposition aura, dans la région dont nousnous occupons, de grandes conséquences sur lerégime agricole, car en passant de la grande à lamoyenne culture, il faut s’attendre à voir disparaîtrejusqu’aux rudiments encore subsistants du systèmetriennal ; parce que les moyens ou petits fermiers,ayant à payer plus cher le bail des parcelles qu’ils au-ront amodiées, tiendront à leur faire rapporter plus dedenrées qu’elles n’en fournissaient, et seront en mesurede pourvoir à leur culture, grâce au nombre de brasdont ils peuvent disposer. Ainsi dix-huit familles sontoccupées à la culture du domaine que nous venonsde citer : en les estimant chacune à cinq individus,c’est quatre-vingt-dix personnes dont le travail s’ap-plique sur 110 hectares; à la vérité ces quatre-vingt-dix individus de tout âge et de tout sexe travaillentencore environ 60 hectares qui leur appartiennent enpropre. Un grand fermier travaillerait nos 110 hec-tares avec dix chevaux et dix ou quinze ouvriers. J1