1 56 AMÉLIORATIONS RURALES APPLICABLESdurant les temps de l’Empire. Lorsque ia paix a réta-bli les communications avec l’Angleterre, on s’estaperçu qu’on y avait employé cet intervalle à créer detoutes piècesunerace admirable de chevaux assez étof-fés pour le trait, assez légers pour la selle, et dont lesvariétés diverses s’appliquent utilement à tous les be-soins.
Ces chevaux appartenaient à un type nouveau etsans contredit supérieur à tout ce que l’on possé-dait ; aussi eurent-ils à peine paru sur le continentqu’ils y furent préférés à tous les autres. On ne tardapas à faire acheter à haut prix des étalons dérivantde ce type pour les placer en Normandie, et y créerune nouvelle espèce.
Cette espèce s’y formera sans aucun doute parceque les herbages de cette province ont pour attributde développer les formes de tous les élèves qu’on leurconfie, de quelque part qu’ils viennent, et déjà l’oncite quelques individus provenant de ces croisementsqui ont acquis dans les courses une réputation mé-ritée.
Quoi qu’il en soit, nous avons déjà montré de quelleminime importance était maintenant en France laconsommation et par conséquent l’élève des chevauxde luxe. Les mœurs et l’économie sociale donnent entout la priorité aux chevaux de collier, et, sous cepoint de vue, cette région fournit la plus précieuseéducation de celte classe de chevaux; car on s’en oc-cupe sur la presque totalité de sa superficie. Non-seu-lement l’entretien des chevaux y est bien entendu etils y acquièrent un puissant développement de leursformes et de leurs forces, mais on n’y a pas admis en»