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Tome second.
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A l’agriculture DE LA FRANCE.

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core, comme dans l’ouest, l’élève du mulet; ou n’yconnaît que celle du cheval.

Les poulains qui naissent dans cette région, quel-que nombreux qu’ils soient, sont loin encore de four-nir aux besoins des éleveurs. Il s’en achète en grandnombre partie en Belgique et partie en Bretagne. Cesderniers, d’une race petite mais vigoureuse, grandis-sent et se développent de manière à fournir les che-vaux de moyen échantillon, tandis que les poulainsflamands produisent les puissants malliers dont onadmire la taille et les formes. Ces chevaux de grandéchantillon se nourrissent principalement dans la Pi-cardie et la Haute-Normandie ; ceux de luxe dans l’au-tre partie, et les chevaux du moyen échantillon dansl’Orne et la Sarthe. Telle est, en gros, leur distribu-tion , à quoi il faut ajouter qu’il s’opère de grandsmouvements parmi ces élèves, qui arrivent rarementà leur terme sur les lieux où ils ont pris naissance.Ainsi les poulinières demeurent dans les fermes plusdistantes des grandes routes, où elles sont par consé-quent moins fatiguées par les transports, et dans levoisinage des rivières où elles trouvent à leur portéede vastes parcours. Les poulains se vendent, dès leursevrage, jusqu’à Page de deux ans, à d’autres cultiva-teurs qui se chargent de les dresser en les occupant,suivant leurs forces, aux travaux rustiques, jusqu’à cequ'ayant atteint l’âge de quatre ou cinq ans, ils puis-sent être vendus pour le service du roulage, de laposte ou des inombrables diligences qui se croisenten tous sens sur les routes de cette région.

L’accroissement prodigieux de ces moyens de trans-port indique à lui seul que l’élève des chevaux de ser-