1 58 AMÉLIORATIONS RURALES APPLICABLES
vice qu’ils emploient a dû prodigieusement augmenter,et c’est à quoi a dû pourvoir l’augmentation simulta-née qu’on remarque dans la culture de la luzerne aumidi de cette région, et au nord et à l’ouest de celledu trèfle.
Ainsi donc les faits prouvent que l’espèce des che-vaux de collier s’est non-seulement beaucoup accrueen nombre, mais qu’elle a aussi amélioré ses formeset ses qualités, sans avoir reçu le moindre encourage-ment de la part du gouvernement, puisqu’il les a tousréservés pour l’éducation des chevaux de luxe; les-quels, réunis, n’équivalent pas, en capital, à ce que legouvernement a consacré à leur amélioration. Tant ilest vrai que les encouragements spéciaux sont loind’équivaloir à l’effet que produisent les encourage-ments généraux donnés par l’empire que les mœursexercent sur les besoins publics.
La belle race flamande de bêtes à cornes est établiedans tout le nord de celte région jusqu’à la latitudede Paris, et même un peu à son midi, point de jonc-tion avec les régions où se trouve la chétive espècede Bourgogne.
Cette race flamande s’étend, avec des différencesde taille et de couleur, jusqu’aux limites de la merBaltique, et partout elle est douée des caractères quisignalent les bonnes vaches laitières. On la reconnaîtégalement partout à sa tête de biche, à ses petitescornes, à son défaut de fanon. Son corps est long, sonrein droit, ses côtes aplaties, sa queue tombante etattachée trop basse. Cette race a le cuir et le poil trèsfins, les organes lactifères très développés ; son défautest d’avoir les membres trop longs et trop fluets ; en