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Tome second.
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A l’agriculture DE LA FRANCE. 1 G1

curé des engrais fertilisants dont ils étaient dépour-vus et leur a enseigné les bonnes méthodes avec les-quelles on pourvoit à l’entretien et à la conservationdes troupeaux, ce que n’avaient pu faire à eux seulsles écrits de Daubenton.

Par suite de ces meilleures habitudes hygiéniques,ces cultivateurs en sont venus à s’occuper davantagedu régime et des soins que réclame l’entretien de toutesles espèces d’animaux domestiques. Très distants en-core à cet égard de ce que sont les Allemands et lesAnglais, ils ont néanmoins fait des progrès, et, aidéscomme ils le sont par la demande croissante des pro-duits animaux sur les grands marchés qu’approvi-sionne cette région, ils ne s’arrêteront pas là. II est àcroire que les étables d’un fermier picard finiront pardevenir pour lui un objet d’intérêt et d’amour-pro-pre, ainsi qu’elles le sont dès longtemps pour les cul-tivateurs du Holstein ou du Norfolk, et c’est là où ilimporte de les amener, car les améliorations qu’onmédite ne s’obtiendront qu’à ce prix.

On s’efforce à chercher aujourd’hui de nouveauxmoyens pour ranimer le mouvement de la belle indus-trie des laines, et tandis que les uns proposent d’amé-liorer la race mérine française en affinant sa laine,d’autres importent à grands frais d’Angleterre desraces à longues laines; ce sont des essais qui tendentaussi à maintenir l’impulsion imprimée à l’agricultureen lui donnant de nouvelles espérances, et qui méri-tent par conséquent d’être encouragés.

Le silence gardé dans ces derniers temps sur lesimportations anglaises nous porte à croire qu’ellesn’ont pas obtenu de succès, et nous ne voyons pasn. 11