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Tome second.
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1 tî f> AMÉLIORATIONS RURALES APPLICABLES

la première coupe d’une portion de ce fourrage pouren faire une provision d’hiver, et le surplus en estpâturé par les animaux de la ferme. Ce pâturage,grâce au climat, dure deux ans, quelquefois mêmedavantage, et ce n’est qu’au milieu de la troisième an-née qu’on le défriche pour le préparer par trois légerstraits de charrue à recevoir la semence d’un blé quine revient ainsi dans la même terre que tous les sixou sept ans, et sur une préparation qui équivaut à unejachère. Aussi, après de telles précautions le voit-onatteindre à la plus belle végétation.

Les céréales n’occupent ainsi qu’un tiers de laferme, les racines un sixième, et le parcours troissixièmes, et ce parcours ne consiste pas en un chaume,mais en un trèfle mêlé d’herbes et nourri par un cielpluvieux. C’est donc à borner la superficie cultivéeque se sont attachés les fermiers anglais, en la pré-parant richement de manière à ne pas éprouver denon-valeur, et à étendre les superficies pastorales surlesquelles ils n’ont d’autres frais à faire que ceux dela semence.

Les Flamands plus favorisés par le climat, n’ayantà travailler que de moindres espaces d’un sol bienplus fertile encore, ont été dirigés par des principesopposés. Au lieu d’agrandir le champ du parcours,ils en ont proscrit l’usage, afin de rassembler dans laplus grande quantité possible les forces productives;c’est-à-dire les engrais de la ferme. Dans ce mêmebut, ils ont creusé de grandes fosses dans l’intérieurmême des étables où leurs bestiaux sont nourris du-rant toute l’année, l’été avec l’herbe du trèfle et dela luzerne, et l’hiver avec des soupes que l’on pré'*