174 AMÉLIORATIONS RURALES APPLICABLES
mencer à se servir de bœufs pour ses travaux rusti-ques. A cet effet, nous lui conseillons d’en aller cher-cher deux ou trois paires dans le Limousin, qu’il amè-neraitchez lui avec leur harnachement et leur conduc-teur ; car, sans cette précaution, il éprouverait de lapart de ses garçons de charrue une résistance que letemps et l’usage parviennent seuls à vaincre. Tout enfaisant cet essai, il se préparerait à le suivre en éle-vant lui-même de jeunes bœufs qu’il aura soin de faireopérer à l’âge de trois à six mois, et dont il commen-cera à se servir dès celui de trois ans. Une telle fermecomporterait l’emploi de cinq à six paires de bœufset de quatre chevaux. Attelés par paire à la charruebelge ou à celle de Dombasle, six au moins pourraientêtre mis à la fois en mouvement entre les moissons etles semailles, en conservant un attelage pour le trans-port des engrais; car si les charrues, dans un assole-ment alterne, manquent d’ouvrage avant les récoltes,il abonde, en revanche, lorsqu’elles viennent à s’ou-vrir.
Ces bœufs se trouveraient tout portés pour l’en-graissement, et on les renouvellerait annuellement,du moins pour une partie d’entre eux. Mais l’usage desbœufs, sur lequel une longue expérience nous fait in-sister fortement, est néanmoins indépendant de l’a-doption d’un assolement, auquel il ne sert qu’à titredu meilleur des moyens pour convertir en fumier letrop plein des substances qu’il produit.
La série des récoltes, d’après l’ordre que nous avonsindiqué, donnerait ainsi la formule suivante d’assole-ment, savoir ;