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Tome second.
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176 AMÉLIORATIONS RURALES APPLICABLES

Loin de là, nous pensons qu’ils manqueront souvent,et que leur végétation restera toujours faible. Maiscomme approvisionnement assuré pour l’hiver, nousestimons beaucoup plus la betterave, et ne préten-dons placer le turneps qu’en qualité de récolte déro-bée, ainsi qu’on cultive les navets dans la Saintongeet le Limousin. Peut-être même qu’au lieu de turnepsvenus d’Angleterre, il vaudrait mieux employer cesnavets du Limousin , parce que l’expérience en estfaite, et qu’ils remplissent aussi bien le but que nousnous sommes proposé; c’est-à-dire de fournir à peude frais aux bêtes à laine une nourriture fraîchequ’elles vont brouter sur place dans tous les beauxjours d’hiver, lorsque la saison a permis à celte nour-riture de se produire; et alors même qu’elle a em-pêché son développement, l’agriculture y gagne tou-jours d’avoir un sol bien préparé par un labourd’automne.

Nous destinons, dans la formule que nous avonsproposée, les betteraves à préparer la terre pour lasemence de la luzerne qui doit leur succéder au prin-temps suivant. Les betteraves, en effet, se récoltenttrop tardivement pour qu’on puisse semer encore leblé avec avantage, tandis qu’elles ont nettoyé, amendéet divisé le sol de la manière la plus propice pour lasemaille de la luzerne. Le défrichement de la vieilleluzerne peut donner de l’avoine, si le besoin s’en faitsentir; mais il conviendrait beaucoup mieux de leconsacrer aux pommes de terre.

L’analyse de ce cours de récoltes donnerait ainsipour emploi aux 180 hectares qui composent l’éten-due de la ferme que nous avons prise pour exemple ;