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Tome second.
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182 AMÉLIORATIONS RURALES APPLICABLES

et là par des ruines du moyen-âge, suspendues sur l’es-carpement des rochers et enveloppées de bouquets dehêtres, de sapins ou de châtaigniers. Les vigneronsont établi leurs demeures à mi-côte, et partout où unecoupure du rocher laissait échapper un ruisseau quibouillonne dans son lit rocheux jusqu’à ce que, ayantatteint le niveau du bassin, il y épanche ses eaux pourarroser les prairies et les vergers des habitants de laplaine.

Là commence sur un sol léger, mais fertile, une cul-ture où, sans interruption, le trèfle succède au blé ;celui-ci aux racines, le blé au trèfle ; et à celui-là lecolza ou le tabac que l’on voit étaler ses fleurs purpu-rines au sommet de sa haute tige et de son large feuil-lage. Des villages rapprochés montrent dans cetteplaine leurs toits élevés, et leurs maisons peintes,placées à distance de la rue dont elles sont séparéespar une barrière soigneusement entretenue, derrièrelaquelle on aperçoit le jardin et le verger. Demeuressoignées, qui semblent devoir être le séjour du bon-heur champêtre, et où il nous faut espérer qu’il ha-bite en effet.

Le bassin de la Saône s’ouvre entre les monts de laCôte-d’Or et du Jura; il court au sud-ouest jusqu’àChâlons, d’où il tourne brusquement au midi, pourdescendre jusqu’à Lyon, après être sorti de l’enceintede la région dont nous nous occupons maintenant.La grande route du midi, à la honte des ingénieurs,gravit, entre Sénecey et Tournus, un escarpement,au sommet duquel est un petit tertre où l’on voyaitjadis une croix qui n’existe -, plus on y trouve en-core les pierres qui lui avaient servi de soubasse-