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Tome second.
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A L’AGRICULTURE DE LA FRANCE.

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nient. Assis sur ces pierres, nous avons assisté der-nièrement au beau spectacle qu’offrait, de ce point,le soleil se couchant derrière les monts de la Côte-d’Or, qu’il enveloppait de lumière ; tandis qu’au loinles rochers du Jura resplendissaient aux feux de sesderniers rayons. Nous pouvions suivre les flots tran-quilles de la Saône, qui semblaient venir du nord di-rectement à nous, et, se courbant à nos pieds, suivreleur cours vers le midi. Avec elle, notre imaginationplanait sur ces deux régions, dont le site où nousétions semble être comme le point de partage.

Mais, à peine avions-nous contemplé cette solennitéde la nature, que nous vîmes passer un bateau à va-peur, roulant avec rapidité sur cette douce rivière, etsalissant son atmosphère des tourbillons de sa fumée.Le charme était rompu ; et cédant à l’impatience dupostillon, nous nous sommes éloigné de ce beau site,en le recommandant à l’attention des voyageurs.

Le sol dont se compose le vaste bassin de la Saône,bien qu’il provienne d’alluvions, est cependant loind’être homogène, parce qu’il a été déposé, non-seule-ment par le courant de la Saône et du Doubs, maispar celui de tous les affluents qui leur arrivent desVosges, de la Côte-d’Or et du Jura, en sorte que lesol en est, sur quelques points, très fertile, et ailleursassez stérile. Toutes les nuances de richesse nativesse rencontrent dans cette plaine, dont le climat estd’ailleurs très doux et également favorable aux pro-ductions du nord et du midi. L’agriculture qu’on ypratique est par conséquent très diverse , mais à peuprès partout très inférieure à celle de l’Alsace.

Le vignoble de la Côte-d’Or, quelque précieux qu’il