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Tome second.
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184 AMÉLIORATIONS RURALES APPLICABLES

soit, n’offre rien de pittoresque. Un terrain pierreuxque ne peuvent voilerles pampres maigres de la vignes’élève par des plans rapidement inclinés jusqu’auxbancs de calcaire rouge qui terminent comme unemuraille l’escarpement uniforme de la montagne. Lesvillages très accumulés y sont également dépourvusde jardins comme de vergers. On n’y voit qu’un entas-sement de maisons plus hautes que larges , ainsi qu’ilen est dans tous les grands vignobles. C’est ce dont ona la preuve sous les yeux, car le vignoble qui, du côtéopposé, termine le bassin aux pieds du Jura offre unaspect et des conditions pareils. Les bords même dela rivière , quoique riches de végétation, ont cepen-dant trop d’uniformité pour offrir aucuns points de vueriants ou pittoresques.

La Saône, ainsi que la Meurthe, la Meuse et la Mo-selle ont nivelé leurs rives par l’effet de leurs propresattérissements , qui forment ainsi le domaine deleurs inondations périodiques. Ce territoire ne pré-sente qu’une immense nappe de prairies où des bornesdésignent seules les propriétés. Ces plages sans acci-dents et déboisées ne présentent qu’un aspect d’uneéternelle monotonie.

Elle n’est interrompue qu’une fois dans l’année,lorsqu’arrive la saison des foins, mais aussi ces prai-ries offrent, à cette époque, une charmante scène agri-cole. Nous en avons été témoin jadis, séjournant alorsau bord de la Meuse, au château de Sorcy. Les herba-gesdont il est environné, avec leurs peupliers et leursîlots étaient parsemés de bandes de faucheurs quiabattaient les ondins qu’épanchaient les faneuses.Ailleurs deux cents dragons mettaient en botte le foin