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Tome second.
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A L AGRICULTURE DE LA FRANCE.

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déjà sec qu’une colonne de chars attelés de petitesharidelles de Lorraine venaient charger à mesurepour le compte du fournisseur de la garnison de Com-merci. Les vaches accouraient au moment du départdes chars pour être des premières à saisir les brinsd’herbes qu’avait oubliés la faux dans cette richeprairie dont le parcours leur était abandonné pourle reste de la saison.

L’Yonne, la Seine et la Marne présentent dans leurcours des traits différents, parce que, ainsi que nousl’avons dit, elles ne traversent que des vallées, etlorsque ces rivières en débouchent, elles sont reçuesdans une vaste plaine qu’elles parcourent jusqu’à leurarrivée à Paris. Nous les comprendrons dans ce quenous avons à dire des vallées, c’est-à-dire des bassins| étroits qu’a formés le cours des affluents aux rivièresprincipales. Ces vallées, que nous ne devons pas con-fondre avec les gorges et les enfoncements des mon-tagnes, sont nombreuses dans une région dont le solest aussi plissé et parcouru par autant de cours d’eau.

L’aspect de ces vallées est gracieux, parce que leurculture est très variée et leur configuration très acci-dentée ; des prés très herbeux occupent les lieuxqu’inonde une rivière dont les riverains ont plantéles bords en saules et en peupliers qui s’entremêlentavec les aunaies dont la nature seule a fait les frais.Au-dessus de la région des inondations , sont placéesles terres arables, que le mouvement du sol a obligéde morceler en parcelles, et partout où l’exposition l’apermis, la vigne s’entremêle avec le blé ou s’élève au-dessus, tandis que les sommités des coteaux sont cou-ronnées par des bois.