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Tome second.
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188 AMÉLIORATIONS RURALES APPLICABLES

bustible y dépasse de beaucoup ce qu’exige la consom-mation des habitants. La carbonisation absorbel’immense surplus.

Les bois et les usines forment essentiellement danscette région l’apanage de la grande propriété. Lapossession forestière ne saurait convenir aux petitspropriétaires, parce qu’ils veulent appliquer leur tra-vail à leur sol, afin d’en obtenir, en outre de son pro-duit net, là valeur du travail qu’ils y ont appliqué.Or, les bois ne demandent pas ce travail et n’en rem-boursent pas les frais ; leur possession ne présenteque celle d’un capital à perpétuité, dont la rente an-nuelle se perçoit d’après l’aménagement par une couperégulière, dont la production n’a coûté d’autre avanceque celle du temps, et c’est précisément pourquoi lapropriété forestière entre si bien dans les convenan-ces de la grande propriété, qui, presque toujours,administre d’une manière peu profitable les terrescultivées.

La manutention des bois est commode aux grandsterriens en ce qu’elle ne demande qu’à être gardée etque la récolte s’en réalise par une coupe qu’on vendune foisl’an, par une seuleadjudication, laquelle n’otfred’autres risques que ceux de la solvabilité de l’acqué-reur. Pour diminuer encore ces risques et pour obte-nir de leurs coupes toute la valeur qu’elles ont, plu-sieurs des propriétaires, au nombre desquels noussommes nous-même, les font diviser et vendre enpetites parcelles, que les habitants du voisinage paientmieux que les marchands spéculateurs, parce qu’ils em-ploient à ces exploitations parcellaires leurs journéessuperflues de l’hiver et le temps perdu de leurs atte-