A ^AGRICULTURE DE LA FRANCE.
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iages. D’autres encore font exécuter leurs abattages àforfait et en vendent le produit façonné en détail etsur place, au moyen d’un garde-vente attitré à ceteffet.
On trouve à cette méthode un bénéfice de 8 à 10 p.100, lequel se réalise par le surplus du bois abattu surce que les marchands l’avaient estimé sur plante. Lavente parcellaire du bois sur pied ne produit qu’unemieux-value de 4 à 5 p. 100, attendu que les acqué-reurs veulent faire un profit sur leur exploitation.
Mais ceci ne concerne que l’art d’obtenir un meil-leur produit d’une coupe donnée, et il y a dans l’amé-nagement même des bois des améliorations à faire,que la culture de cetle contrée a négligées jusqu’ici.Sans revenir sur le système des aménagements, de lafutaie sur taillis ou des éclaircies, que nous avonstraité ailleurs, nous dirons qu’il y a un procédé aumoyen duquel on favorise l’accroissement du taillis, etpar conséquent la valeur des coupes, en mettant àprofit une valeur qui, sans ce procédé, est entièrementperdue. Nous voulons parler d’un élagage pratiquéde la onzième à la douzième année après la coupe.
A cet âge, les brindilles et les fausses essences ontacquis un volume qui permet de les réduire en fagots,tandis qu’en les abandonnant, ainsi qu’il est d’usagegénéral de le faire, ce sous-bois est anéanti par le par-cours du bétail dans ceux des bois qui ont le malheurd’être soumis à ce déplorable usage, ou se dessècheet se perd avant l’époque de la coupe, étouffé qu’il estpar l’ombrage dans les taillis vigoureux, ou nuisantlui-même grandement à la végétation des bonnes es-sences lorsque ce taillis est faible. Toujours est-il que