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Tome second.
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190 AMÉLIORATIONS RURALES APPLICABLES

ce dernier prospère après l’opération de l’élagage ;il y a donc en tout état de choses convenance évidenteà en adopter l’usage.

L’élagage doit se faire à l’époque où le taillis va êtredéclaré défonçable, et par conséquent avant l’entréedu bétail, c’est-à-dire à la date que nous venons d’in-diquer. Nous le faisons exécuter à moitié, y compris lasortie qu’il faut faire à dos jusqu’aux points où leschars peuvent aborder. Le produit en est d’environ1,000 fagots par hectare, dont 500 appartiennent aupropriétaire. Ils valent 10 fr. le cent, en sorte quecette récolte de 50 fr. par hectare solde à peu près lesfrais de garde et d’impôt.

Ceci n’est encore qu’une opération d’aménagementau bénéfice du possesseur de bois ; mais il est d’autressoins plus minutieux à prendre, qui exigent quelquesfrais et auxquels tiennent néanmoins la reproductionet le bon état des bois. Nous voulons parler des repeu-plements, non pour en décrire ici les procédés, ce quiexigerait un traité, mais pour prévenir une bévueque nous avons eu trop souvent l’occasion de remar-quer. Sans égard pour la nature du sol dépeuplé, sansexamen des causes qui ont occasionné ce dépeuple-ment, les gardes se bornent à faire de petits trousdans le gazon mousseux des vides de la forêt pour yplacer des jeunes plants d’une essence estimée, sansdoute, mais dont la croissance est le plus souvent in-compatible avec la nature et l’état du sol. Car l’absencedes sujets tient presque toujours à ce que ce sol étaitépuisé par l’essence précédente et se refusait à laproduire. Il importe donc d’enterrer le gazon, et sur-tout la bruyère, par un labour avant d’y placer les