1 90 AMÉLIORATIONS RURALES APPLICABLES
leur ensemble n’en occupe pas moins une nombreusepopulation, et fournit l’aliment d’un assez grand com-merce avec Paris pour une part, avec la Suisse etl’Allemagne pour l’autre.
Après les bois, le vignoble occupe ainsi, dans cetterégion, le second rang parmi celles des cultures qui ysont dominantes; les céréales n’y prennent placequ’au troisième. Et, en effet, dans un pays entrecoupé,d’un sol variable à l’infini et d’une fertilité au-dessousdu médiocre, en majeure partie, on ne saurait cultiveravec avantage des céréales que dans les parties lesplus ouvertes de sa surface. Ailleurs, on ne les sèmeque dans des cours alternes de récoltes , où elles nefigurent en recettes que pour la saison qui les a pro-duites. C’est-à-dire qu’il n’y a plus de jachères danscette région, si ce n’est dans les sols arides de la pau-vre Champagne, et des plateaux pierreux delà Haute-Marne et de la Côle.-d’Or. Là, on en voit encore; mais,au premier aspect, il est difficile de les distinguerd’avec les guérets ensemencés, tant la végétation deces derniers est chétive.
Il résulte de la subdivision de la propriété, ainsi quedu mode adopté par les propriétaires non cultivateurs,de faire exploiter leurs domaines, soit par des ferma-ges parcellaires, soit par des colons partiaires, que laculture y est mieux poumue de bras que de capitaux.Aussi l’apparence de cette culture porte, au premiercoup d’œil, l’empreinte de ce défaut de capitaux in-dispensables pour réaliser certaines améliorations.
C’est pourquoi les bons sols qui produisent avecpeu d’avances et d’engrais sont, dans cette région,très activement cultivés; tandis que ceux quinesau-