A l’agriculture DE LA FRANCE.
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gères. Aussi avons-nous remarqué que l’abolition dela jachère avait déjà eu lieu sur toutes les bonnes etmédiocres terres’de cette région,etqu’on ne la retrou-vait que sur les mauvaises.
Lesassolementsalternes subissent dans cette régionune grande démarcation, car au midi de la ligne quesuit la culture du maïs en France cette plante alterneavec le blé, tandis que la pomme de terre la remplaceau nord de cette ligne. Or, elle traverse cette régionde manière à laisser étranger à la culture du maïstout ce qui est au nord du bassin de la Saône et duDoubs, et ce qui, en Alsace, dépasse l’ancien Sundgau.Ainsi nous distinguerons entre les assolements avecmaïs, lesquels n’occupent qu’un huitième au plus decette région dans les départements du Jura, du Doubs,de la Haute-Saône et de la Côte-d’Or, et les assole-ments avec pommes de terre qui s’étendent sur toutle surplus, y compris le Haut-Rhin où le maïs ne secultive qu’à peine.
Il faut remarquer encore que partout où se cultivele maïs, la pomme de terre n’a pas pu s’établir dansla consommation principale des cultivateurs; la sa-veur terreuse de la pomme de terre leur répugne, ac-coutumés qu’ils sont au goût sucré de la farine demaïs. Aussi ne se cultivent-elles qu’en très petite quan-tité dans la région du maïs et en grande partie dans lebut d’en nourrir les bestiaux, et nommément les porcs.
Nous allons donc nous occuper en premier lieu desassolements avec maïs et nous formulerons le plus pro-ductif d’entre ces cours, c’est-à-dire celui qu’on prati-que dans les terres les plus fécondes des alluvions dela Saône et du Doubs :