200 AMÉLIORATIONS RURALES APPLICABLES
Ire année. Blé fumé sur le maïs.
2 e — Colza.
3 « _ Blé, suivi de raves.
4, — Mais , entremêlé de haricots, une parcelle en pommes de
terre.
Cet assolement, l’un des plus productifs qui existe,se poursuit sans interruption depuis près de trente ansdans les sols fertiles dont nous avons fait mention etsans qu’on y remarque un épuisement appréciable.Mais il faut ajouter que si, à l’exception des feuilles dumaïs, on n’y voit figurer aucunes récoltes destinées àla nourriture des bestiaux , c’est que les cultivateursse les procurent dans les vastes prairies des bords dela Saône et par la vaine pâture des communaux. Tou-tefois ces cultivateurs paraissent avoir compris qu’ilsexigeaient trop de leurs terres, et en même temps qu’ilsont reconnu que le maïs rendait plus à la semencequ’à la superficie. Ils ont donc commencé'a prendresur la sole du mais une aliquote quelconque pour l’en-semencer en betteraves champêtres, tandis que surl’ensemble de chaque domaine, ils sèment aujourd’huiune parcelle en luzerne. Avec la meilleure nourrituredonnée ainsi aux bestiaux, le cours de récoltes qui enrésultera sera le plus avantageux d’entre toutes lesformules connues d’assolements.
Les cultivateurs des communes auxquelles il estpermis de le suivre en jugent tellement ainsi, que plu-sieurs d’entre elles ont commencé à défricher les vai-nes pâtures des communaux en se les affermant auprofit de la caisse municipale, afin d’y établir l’asso-lement que nous venons de formuler, et d’après le-quel le fermage des terres s’élèvede 120 jusqu’à 150 fr.l’hectare.