A l’aGRICULTURIÎ )>E LA FRANCE. 201
Mais toutes les terres de la zone du maïs sont loin depouvoir se prêter à un tel assolement. Il n’appartientqu’aux plus riches de celles dont le sol s’est formé parles allu vions de la Saône, de l’Ouche, du Doubs et de laLouve. Nous allons formuler l’assolement pratiqué surles terres de qualité inférieure et plus ou moins dé-pourvues de prairies, en raison de leur éloignementdes rivières : *
1" année. Jachère fumée.
2« — Blé, suivi de sarrasin et de raves.
3 e — Maïs, haricots et pommes de terre.
Je — Blé fumé, suivi de colza.
5« — Colza, suivi de blé sur 1/2 jachère.
fie — Blé, suivi do trèfle.
7« — Trèfle.
8= — Blé.
9» — Avoine.
Un tel cours de récoltes est encore très productif,bien qu’il comporte une jachère sur neuf années, sui-vie à la vérité d’une longue série de récoltes alternes ;mais il ne s’en trouve qu’une seule de trèfle dans la ro-tation, et c’est trop réduire la nourriture du bétail, àlaquelle on ne supplée qu’à force de vaine pâture.L’avoine ne se présente qu’une fois et seulement pourterminer la rotation. Ceci tient aussi à la parcimonieavec laquelle on est habitué à nourrir les animauxdans cette région, car cette récolte ne se consommepas même par les chevaux qui l’ont fait croître ; ellese vend et la paille seule leur reste. En revanche, ondoit remarquer que le retour du blé est bisannueldans les divers cours d’assolements de cette région. Ilen est de même dans tous ceux que nous aurons l’oc-casion d’examiner, lorsque nous en serons à traiter