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Tome second.
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A l’agriculture RÉ LA FRANCE,mille jouent un grand rôle. Mais il convient de re-marquer que dans ce cours, ainsi que dans le suivant,les bestiaux, loin d’être nourris par la vaine pâture,sont traités à l’allemande et pourvus durant la bellesaison de trèfle ou de luzerne verte qui leur sont dis-tribués à l’étable, de même qu’en Flandre; et pendantl’hiver ils reçoivent journellement une ration de na-vets, betteraves ou pommes de terre crues, et ne pâ-turent que dans les beaux jours de l’automne où ilsprofitent des dernières pousses des plantes.

Un tel usage s’associe forcément avec des assole-ments dont le système alterne ne laisse aucune placedépourvue de récoltes et qui, par cela même, exigeaussi d’abondantes fumures; c’est pourquoi on le re-trouve établi partout où la science agricole a rendule sol précieux, en Lombardie comme chez les Fla-mands, et chez les Flamands comme en Alsace.

Mais il y a dans le bassin du Rhin, ainsi qu’en Lor-raine, et même en Franche-Comté, bien des terresqui sont'loin de pouvoir suffire par leur fertilité auxexigences d’un assolement pareil à celui que nousvenons de décrire. Dans ces terres, on pratique lecours suivant :

Ire année. Pommes de terre et parfois des betteraves.

2« —

Blé fumé, suivi de trèfle.

3° —

Trèfle

4 e —

Blé, suivi de navets.

5» —

Avoine.

Cet assolement quinquennal est encore très bienentendu, et nous n’aurions aucun reproche à lui faire,s’il ne nous paraissait pas ramener trop fréquemmentle trèfle et en rassasier ainsi la terre.