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Il n’y a cependant pas péril dans cet inconvénient,car nous avons eu plusieurs fois à remarquer qu’alorsque les cultivateurs d’une contrée s’étaient habituésà établir l’entretien de leurs animaux domestiquessur la consommation du trèfle, et que ses produits ve-naient à diminuer par l’abus même qu’ils en avaientfait, ces cultivateurs se montraient disposés à rem-placer immédiatement ce déficit par des semis de lu-zerne, de sainfoin, ou par des cultures de racines,parce qu’ils s’étaient fait une habitude du meilleurentretien de leurs bestiaux, et qu’ils avaient autantde peine à y renoncer qu’ils en avaient eu dansl’origine à semer le trèfle pour doubler leurs ra-tions.
Aussi est-ce toujours par l’adoption de ce fourrageque nous essaierons de provoquer le début de touteamélioration, à cause de la facilité de son établisse-ment et du peu de frais qu’il occasionne, certainsqu’à sa suite se développeront, sans efforts, de plussavantes pratiques rurales, aussitôt que les besoinsqu'il aura fait naître se feront sentir.
Les pommes de terre occupent dans ce cours derécoltes une place immense proportionnellement à cequi leur en est accordé dans le reste de la France;mais les points où domine cet assolement sont ceuxoù la population a conservé des habitudes alleman-des, et conformément à celles-ci, la pomme de terreentre comme aliment essentiel dans la nourriture ducultivateur, comme dans celles de ses étables et sur-tout de ses porcs.
On voit par l’exposé que nous avons fait jusqu’icides assolements de cette région, qu’elle est l’une des