206 AMÉLIORATIONS RURALES APPLICABLES
chère à l’avoine. Cependant la régularité de ce coursa subi une légère altération, soit en ce que la jachèrea cédé une parcelle minime de terrain aux pommes deterre, et que l’avoine à son tour commence à en céderaussi une très minime au trèfle. Quelques cultivateursmieux avisés, etprincipalementdanslamauvaise Cham-pagne, ont abordé avec succès la culture du sainfoin.
Il y a donc, même dans la plus inférieure qualitédes sols de cette région, un commencement d’amélio-ration. Or, comme l’amélioration est un mouvementprogressif, il est à croire qu’il suivra son développe-ment.
Des animaux domestiques dans la région du Nord■ Est.
Les espèces animales sont demeurées dans cette ré-gion très inférieures à ce que supposerait l’état déjàavancé de son agriculture, car elles sont les plus ché-tives du royaume ; elles le sont même en Alsace, mal-gré la bonne nourriture qu’on leur distribue. Mais cesespèces sont bien plus chétives encore sur les autrespoints de cette région, ce qu’il faut attribuer à l’abusde la vaine pâture dans les bois et les steppes commu-naux. Car il résulte des droits qui garantissent cettevaine pâture que les parcours sur lesquels ils s’exer-cent sont toujours beaucoup trop chargés de bestiaux,parce que, chaque ayant droit, dans la crainte d’êtrelésé par son voisin, s’efforce d’envoyer au troupeaucommun le plus de têtes de bétail qu’il lui est possi-ble, et tous faisant de même, et par le même motif, cetroupeau surcharge le parcours de telle sorte quetous les animaux qui le composent restent affamés.