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A L'AGRICULTURE DE LA FRANCE.
Cet effet devient incontestable à chaque fois qu’onest appelé à examiner une commune où l’usage du trè-fle et de la luzerne a été adopté sans préjudice de lavaine pâture; car le supplément de nourriture qui enrésulte en faveur des bestiaux à leur retour du pâtu-rage est visible au premier aspect. Cependant noussommes porté à croire qu’il y a plus qu’absence denourriture, qu’il y a dans la nature des fourrages detoutes natures qui croissent dans cette région un dé-faut de substance nutritive, qui abonde dans ceux qu’onrecueille dans la région du nord et manque danscelle-ci, sans que la cause ni l’effet en aient été ni dé-couverts ni reconnus.
Nous le croyons parce que nous avons vu dans ungrand nombre d’exploitations améliorées, et nommé-ment en Alsace, des étables bien pourvues et où l’es-pèce du bétail, quoique supérieure, était encore mes-quine et ne pouvait nullement entrer en comparaisonavec les vaches normandes ni avec les vaches suisses ;tandis que, arrivé à l’ouest de cette région, dans leCharolais, le Forez et l’Auvergne, on y trouve, avecun régime à peu près semblable, des animaux très supé-rieurs. L’espèce chevaline, qu’on élève en grand nom-bre dans cette région, puisqu’elle y fournit aux troisquarts des travaux agricoles, les bœufs n’y partici-pant que pour un quart au plus, ne peut servir à aucunautre usage, tant elle est commune et rabougrie. Lagénéralité des terres étant légère, ces chevaux peu-vent y conduire facilement la petite charrue qu’on yemploie, attelés qu’ils y sont toujours au nombre dequatre et souvent de cinq. Le meilleur d’entre eux est leseul qu’on se donne la peine de ferrer, attendu qu’il a