Band 
Tome second.
Seite
209
JPEG-Download
 

A l'agriculture DE LA FRANCE.

209

Les chevaux ne peuvent être jusqu’ici considérésdans cette région que comme instruments du travailagricole. Ceux de la Suisse, d’une part, et les perche-rons, de l'autre, fournissent à tous les emplois dugrand et du moyen échantillon. Mais il est à remar-quer que depuis vingt ans les chevaux percherons yont empiété sur le domaine de ceux qu’on amène de laSuisse -, à cette époque, le relais de Dijon était des-servi par ces derniers, et il est aujourd’hui monté enpercherons, ainsi que celui de Genlis, et ce n’est qu’àÂuxonne que commence le service deschevauxsuisses.Ce service a reculé ainsi de deux relais sur toutes lesdirections, dans le triangle entre Strasbourg, Lyonet Paris.

Ce n’est pasque l’importation des chevaux delà Suisseait diminué, c’est que le service du moyen échantillona prodigieusement augmenté depuis la paix, et le maî-tre de poste, dont le relais comportait 8 ou 9 che-vaux, en a maintenant 1 i ou 15, quelquefois beaucoupplus, suivant qu’il a préféré se charger du service desdiligences, plutôt que de recevoir l’indemnité qu’elleslui doivent.

Cette région ne donne aucuns chevaux de luxe, sice n’est quelques individus provenus de juments finesusées ou estropiées, que leur propriétaire envoie àquelqu’un des étalons du gouvernement, et dont ilélève le produit pur une sorte d’amusement.

Dans la partie ouestde cette région, l’espèce bovineprovient de la race du Charolais, mais abâtardie ; sielle en a conservé assez de traits pour établir sa pro-venance, elle en a perdu les formes, car les vaches dela Bourgogne, de la Franche-Comté et de la Haute-

ii. u