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Tome second.
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A l’aGRICLL l UilE 1)E LA MANCE.

tendons parler de celui qu’on appelle par éclaircies,Nous en avons décrit les procédés et exposé le prin-cipe dans le chapitre où nous avons spécialementtraité des bois. Mais, pour prononcer en dernierressort sur de tels sujets , il faudrait le secoursd’une expérience dont la durée nécessaire dépasse lesbornes de la vie humaine, et c’est pourquoi nous nel’avons pas encore acquise. Toutefois, elle s’est faite dèslongtemps par les forestiers allemands, et c’est chezeux que l’on doit aller aujourd’hui l’étudier. Nous enprévenons les propriétaires forestiers en les engageantà s’assurer par eux-mêmes, et autant que faire sepeut, des résultats qu’y présente ce nouveau systèmed’aménagement. Ce n’est pas au reste dans l’Allema-gne seule que de tels essais ont été tentés; l’école fo-restière de Nancy s’est livrée aux mêmes expériences,et chacun peut se mettre à portée de les apprécier.

Les plantations forestières sont d’une exécutionplus difficile qu’un simple changement d’aménage-ment ; car, dans ce cas, il ne s’agit, en définitive, quede changer le système d’après lequel on coupe lesbois, tandis que leur plantation oblige à pratiquer unedes opérations les plus difficiles de la science rurale,et demande une connaissance réfléchie de la naturedes sols et des essences qui leur conviennent. Aussi,a-t on vu sans cesse commettre en ce genre des fautesgraves ; de là vient que nombre de propriétaires, re-doutant de s’y exposer, les semis forestiers n’ont paspris toute l’extension à laquelle on avait droit de s’at-tendre. La plupart même de ces établissements neconsistent qu’en semis d’essences résineuses, ou enplantations de diverses espèces de peupliers.