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Tome second.
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214 AMÉLIORATIONS RURALES APPLICABLES

Or, ces derniers ne sauraient réussir dans les terreshautes et arides de cette région, qu’il conviendraitessentiellement de reboiser. Les pins sylvestres yviendraient mieux sans doute; mais, outre qu’ils nedonnent qu’une qualité inférieure de bois, ils ne sontguère propres qu’à former, ainsi que nous l’avons dit,des assolements à longs termes, parce qu’ils ne repous-sent pas de souche. Nous voudrions donc qu’on n’em-ployât le pin sylvestre qu’à protéger la semence duchêne destiné à croître à son ombre, pour être abattuaussitôt que le chêne, maître du terrain, serait dis-posé à s’élever.

Car, c’est avec l’essence de chêne qu’il convient deréimplanter tant de terres, qui en ont été si impru-demment dépouillées dans la Haute-Bourgogne, laHaute-Marne, et jusque dans les Ardennes, où l’onn’a obtenu, par le défrichement, à la place d’un solforestier disposé à se couvrir d’un taillis très épais,que des champs sans récoltes et des parcours arides.

Nous regardons ainsi, comme la première des amé-liorations à exécuter sur de tels sols, celle de leur re-boisement en essence de chêne ; car le charme etl’érable s’y établiront d’eux-mêmes. Nous ne désespé-rons pas de la voir s’accomplir par le double effet dela liberté du défrichement accordée aux forêts de laplaine, et du renchérissement du bois qui en serait lasuite, s’il n’avait déjà précédé cette mesure, ayantpour cause l’accroissement même de la population etles besoins que fait naître sa civilisation. Ce renché-rissement en viendra jusqu’au point, même avec le se-cours de la houille, de mettre la valeur de la produc-tion forestière au niveau de celle des autres récoltes,