216 AMELIORATIONS KLUALBS APPLICABLES
cette innombrable classe, consomme plus qu’il nefaisait jadis. C’est ce qui explique à la fois, et l’aug-mentation du vignoble, et la détérioration de la qua-lité de ses produits. Il n’est pas de raisonnement quipuisse aller à l’encontre de cette disposition des cho-ses, parce qu’on ne produit que ce qui est demandé etce qu’on est sûr de vendre.
Nous avons reconnu de même que la jachère était àpeu près bannie de toutes les bonnes terres arables dela région du nord-est, et qu’elles étaient soumises àdes assolements alternes, dont quelques-uns étaientexcellents. Il n’y a donc pas de motif pour leuren con-seiller d’autres. 11 suffit de laisser les cultivateurs àeux-mêmes et au temps, pour être certain que l’expé-rience leur apprendra ce qu’ils doivent ajouter ouretrancher aux cours de leurs récoltes, afin de les ap-proprier en tout à la nature de leurs terres et aux be-soins des marchés. Car l’essentiel, en fait d’améliora-tions, est d’en avoir adopté une quelconque, puisque,dès ce moment, on a implicitement reconnu que l’ordreancien de culture était susceptible de recevoir deschangements. L’obstacle est ainsi franchi, et il n’y ena plus à ce qu’on adopte d’autres changements et desaméliorations successives.
La tendance actuelle des changements que les cul-tivateurs des bonnes et moyennes terres de cette ré-gion apportent au cours de leurs récoltes, est dansl’extension de la culture des plantes oléagineuses, ainsique dans celle des trèfles. Ils sont dès lors dans unebonne voie, et il suffît de les y laisser marcher.
C’est donc essentiellement dans la culture de cellesdes terres ingrates, que leurs propriétaires ne sont